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| Didier, en galère après sa carrière |
Plus de deux millions de retraités sont confrontés à la précarité. C'est le cas de Didier. Ce dernier reçoit ses visiteurs dans le mobile home de 35 mètres carrés qu'il a acheté il y a quatre ans. Chaque mois, il rembourse 750 euros de crédit, qui servent aussi à payer l'emplacement dont il est devenu propriétaire dans un ancien camping-caravaning, en bordure de forêt, près de Rambouillet. Son mobile home est modeste et cosy, mais la situation reste précaire. « Quand les températures baissent, le réseau électrique du quartier saute. » Cette solution s'est imposée à lui quand il s'est éloigné de sa dernière femme. « Il le fallait. Les disputes, ça n'est pas bon pour moi. » Surtout après un AVC.
« Il faut s'entraider dans notre situation »
Ancien du BTP et de la restauration, Didier n'est pas pauvre au sens strict avec 1400 euros de pension. Mais après une vie de travail, il galère : une fois ses factures payées, il ne lui reste que 200 euros et doit aller à l'antenne du Secours populaire du Perray-en-Yvelines, à 5 km de chez lui, pour chercher de quoi manger, « sinon je ne pourrais pas ». Toujours prêt à aider, il y conduit chaque semaine des voisins, vivant eux aussi en mobile home et n'ayant pas de véhicule. « Il faut s'entraider dans notre situation, souligne le retraité. Quand je fais une petite chose pour aider, ça remplit ma journée. »
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