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| En mobile homes à Rambouillet, c'est pas la vie de château |
« Il faut un salaire stable pour louer un logement. Sinon, c'est impossible », souligne Mariana, venue de Moldavie. Comme un millier d'artisans, de travailleurs précaires, de retraités, de personnes en migration, elle vit dans des mobile homes, en bordure de la forêt de Rambouillet, y compris en pleine vague de froid. Une soixantaine d'entre eux vont chercher de l'aide alimentaire, et parfois pour les vacances, à l'antenne du Secours populaire du Perray-en-Yvelines, à 6 km de là.
Ouvert dans les années 1960, dans le village des Bréviaires, le camping de 7 hectares a d'abord accueilli des touristes avant de devenir un lotissement de plein air. Arrivée en 2011, Séverine s'est installée en catastrophe chez sa mère qui vivait déjà là. Les conditions sont plus souples qu'avec les agences immobilières. A partir de novembre, les températures baissent et les radiateurs font disjoncter l'installation électrique. « Si la coupure arrive la nuit, au réveil on est congelé. »
« On vit dans l'inconnu »
A cause de l'explosion des prix du logement et de la rareté du parc social, Didier a acheté un emplacement et un mobile home en 2020 quand il s'est éloigné de sa femme. Sa pension se limite à un SMIC même si, à partir de 16 ans, il a fait « tous les métiers », dans la restauration, le BTP, et même la pêche au gros dans l'océan Indien. Il est inquiet car la mairie veut diminuer le nombre de résidents. « Le risque d'être exproprié n'est pas exclu. On vit dans l'inconnu. »
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